Les idoles d'antan ont aujourd'hui l'âge de nos grands-parents et la mort fait son ½uvre. Il y a aussi tous ceux que la mort a fauchés en pleine jeunesse et installés au panthéon des légendes. On ne les compte plus et c'était le lot habituel de la chose rock. Mais le temps des pionniers est loin et pour les survivants l'inévitable bout de course se fait sentir. Les légendes vivantes deviennent des légendes tout court. Le temps qui passe gardera-t-il leur souvenir aussi vivace que tous ceux qui se sont immolés en pleine gloire sur l'autel du rock'n'roll ? Le temps nous le dira. Ce même temps qui annoncera un jour la mort d'un Rolling Stones ou la disparition du dernier Beatles comme du dernier poilu des guerres du rock. Triste époque. Nous ne sommes pas habitués à l'idée que nos idoles puissent disparaitre comme le commun des mortels. Ce qui m'embête, c'est que, dans cette société de consommation où plus rien ni personne ne dure, je ne suis pas certaine que nous ayons de nouveau des légendes. Les bons et excellents groupes ne manquent pourtant pas, là n'est pas le problème. Je trouve juste leur éclat bien terne par rapport à leurs aînés. Lorsque de nouvelles petites légendes se fabriqueront, les grandes légendes deviendront des mythes. Au commencement il y a les prophètes puis viennent les dieux. Ensuite ne viennent plus que les saints, disciples, prêtres et autres prêcheurs qui perpétuent la tradition. Alors je vous le dis, être rock en 2008, c'est être
conscient que nous assistons à la chute des dieux.